, , , , Html vers pdf dans l’IBM i

Aujourd’hui vous verrez comment créer un programme capable de convertir un fichier html en PDF depuis votre IBM i à l’aide d’un appel d’API externe.

Rappel sur l’IBMi vous pouvez générer du PDF en utilisant :

  • Transform Services produit sous licence IBM mais très sommaire
  • Une solution open source que vous installez sur votre partition

Exemple:

wkhtmltopdf (outil de conversion) qui n’est en fait plus du tout maintenu.

On va donc présenter une autre solution qui se base sur les API

Nous avons choisi l’API qui s’appelle PDFSPARK.
Cette solution vous permet de tester notre outil, vous avez jusqu’à 20 requêtes/minute sans clé alors que la plupart des autres API demandent une inscription et proposent environ que 15 requêtes/jour avec un forfait gratuit.

Normalement l’API reçoit une page en ligne en html puis la convertie, mais ici on voulait un .html depuis l’IFS donc j’ai demandé à l’IA (claude) de me faire juste un mini programme pour l’utiliser avec un fichier local et il m’a donné ça :

#!/QOpenSys/usr/bin/bash

export PATH=/QOpenSys/pkgs/bin:/QOpenSys/usr/bin:/usr/bin:$PATH

HTML_FILE=$(echo -n "$1" | tr -d ' ')
PDF_FILE="${HTML_FILE%.html}.pdf"

if [ ! -f "$HTML_FILE" ]; then
    echo "ERROR: HTML file not found"
    exit 1
fi

HTML_CONTENT=$(cat "$HTML_FILE" | jq -Rs .)

curl -s -X POST "https://pdfspark.dev/api/v1/pdf/from-html" \
  -H "Content-Type: application/json" \
  -d "{\"html\": $HTML_CONTENT, \"options\": {\"format\": \"A4\"}}" \
  -o "$PDF_FILE"

echo "DONE : $PDF_FILE"
echo "Your file is located in : $HTML_FILE"

Le programme fait, dans l’ordre :

  1. Récupère le chemin du fichier à convertir en paramètre
  2. Crée un PDF du même nom (que le nom du fichier)
  3. Vérifie si le fichier existe vraiment
  4. Lis le .html passé en paramètre et le converti en JSON pour ensuite l’injecter dans l’API (jq -Rs)
  5. Et ensuite la requête curl donnée par le site de l’API

Puis il y a le programme CL qui appelle le .sh depuis 5250 :

PGM PARM(&FILE)

/* début de la construction de la commande bash */
DCL  VAR(&NULL)     TYPE(*CHAR) LEN(1)   VALUE(X'00')

DCL  VAR(&BASH)     TYPE(*CHAR) LEN(100) +
     VALUE('/QOpenSys/usr/bin/bash')

DCL  VAR(&CONVERT)  TYPE(*CHAR) LEN(100) +
     VALUE('/chemin/vers/votre/fichier/html2pdf.sh')
/* fin de la construction de la commande bash */

/* Création de la variable FILE pour rentrer en paramètre
le chemin vers le fichier à convertir depuis 5250 */
DCL  VAR(&FILE)     TYPE(*CHAR) LEN(256)
DCL  VAR(&FILETRIM) TYPE(*CHAR) LEN(100)

               /* concaténation des variables
               pour former la commande bash final */
                CHGVAR VAR(&FILETRIM) VALUE(&FILE)
                CHGVAR VAR(&BASH)     VALUE(&BASH     *TCAT &NULL)
                CHGVAR VAR(&CONVERT)  VALUE(&CONVERT  *TCAT &NULL)
                CHGVAR VAR(&FILETRIM) VALUE(&FILETRIM *TCAT &NULL)

                /*Appel de QP2SHELL pour l'exécution de la commande*/
                CALL PGM(QP2SHELL) PARM(&BASH &CONVERT &FILETRIM)

ENDIT:
ENDPGM

Après compilation et ajout de la librairie, il suffit d’appeler ce programme via l’interface 5250 avec en paramètre le chemin vers le fichier .html que vous voulez convertir en PDF :

==>CALL CONVERSION PARM('/chemin/vers/fichier.html')

Pour l’instant, le nouveau fichier .PDF sera enregistré au même endroit que le .html

Et pour vous faciliter encore plus la tâche,

vous pouvez créer une commande à appeler depuis 5250 en créant un fichier CONVERSION.CMD comme ceci :

             CMD        PROMPT('Conversion html vers pdf')
             PARM       KWD(FICHIER) TYPE(*CHAR) LEN(256) MIN(1) +
                          PROMPT('Fichier à convertir')

puis la compiler.

Au final

Vous pourrez appeler votre programme de conversion depuis 5250 juste avec la commande : conversion puis en appuyant sur F4, tomber sur cet écran qui vous permettra de renseigner (entre simple quote ‘ ) le chemin vers le fichier à convertir (également utilisable en batch):

Remarques :

Votre IBMi devra sortir vers l’URL https://pdfspark.dev sur le port 443 , ou vers le provider que vous aurez choisi

Vous pourrez faire des PDF plus évolués que par Transformer, et il est assez facile de générer du HTML.

Vous devrez choisir votre partenaire surtout si vous voulez traiter des données confidentielles

Ici nous avons choisi de faire du CURL , mais vous pouvez utiliser si vous le préférez un programme SQLRPGLE

Vous pouvez bien sur améliorer ce code à votre guise.

, , Qu’est-ce que le Model Context Protocol (MCP) ?

Définition du protocole MCP

Le Model Context Protocol (MCP) est un protocole ouvert et standardisé qui permet aux intelligences artificielles (comme Claude, ChatGPT, ou autres grands modèles de langage) de se connecter facilement à des outils, services et sources de données externes. C’est un peu comme l’USB-C des applications IA : au lieu d’avoir un câble différent pour chaque appareil, tu as un seul connecteur universel qui fonctionne avec tout.

Comment ça fonctionne ?

Sans MCP, chaque outil (GitHub, base de données, email, API) avait sa propre façon de se connecter, ce qui obligeait les développeurs à créer des intégrations personnalisées pour chaque combinaison. Avec le MCP, tout le monde utilise la même méthode standard, ce qui rend les connexions beaucoup plus simples et universelles.

Le MCP permet aux IA de sortir de leurs données d’entraînement et d’accéder à des informations en temps réel. Mais surtout, il leur permet d’agir dans le monde réel. Par exemple, tu peux demander à ton IA dans VS Code de lire un fichier source, puis d’écrire automatiquement un résumé dans ton outil de prise de notes comme Notion. D’autres actions possibles : envoyer un email, consulter GitHub, modifier un fichier, créer un événement dans l’agenda, etc. C’est ce qui rend possible l’IA agentique : des programmes intelligents capables de poursuivre des objectifs et d’entreprendre des actions de manière autonome, sans que l’humain ait à copier-coller ou basculer manuellement entre ses outils.

Pourquoi est-il important de s’intéresser au protocole MCP ?

Pour rappel, le protocole MCP joue un rôle essentiel puisqu’il facilite les échanges entre les IA, les applications et les outils utilisés en entreprise. Il permet de connecter plus simplement différents systèmes tout en améliorant la circulation et l’exploitation des données.

Selon les différents rôles dans une entreprise, le MCP apporte plusieurs avantages :

Équipes techniques et développeurs : il simplifie les intégrations, réduit la complexité du développement et accélère la mise en place de nouveaux outils.

Managers et responsables métiers : il améliore l’automatisation, la circulation des informations et l’efficacité des processus internes.

Pour les responsables métiers et managers : ilaméliore la circulation des informations et facilite l’automatisation de certaines tâches. Il aide les managers à gagner du temps, à mieux suivre les activités et à prendre des décisions plus efficacement grâce à un accès simplifié aux données.

En résumé les MCP accompagne la modernisation des entreprises en favorisant des architectures plus connectées, flexibles et évolutives.

Exemple d’utilisation :

Étapes du processus
  1. L’utilisateur saisit sa question dans l’interface de chat (ex. : « Quelles commandes sont en retard cette semaine ? »).
  2. L’assistant IA transmet la requête au serveur MCP PostgreSQL ou autre.
  3. Le serveur MCP traduit la requête en SQL et interroge la bdd.
  4. Le résultat est retourné au LLM, qui formule une réponse en langage naturel.
  5. L’utilisateur obtient une réponse contextualisée, sans accès direct à la base.

La sécurité des MCP

Le MCP supporte OAuth pour l’authentification et recommande TLS pour le chiffrement des échanges.deux mécanismes que tu dois explicitement configurer, ils ne sont pas actifs par défaut

Le modèle Zero Trust : « ne jamais faire confiance au réseau, même interne ».

Les bonnes pratiques recommandées :

Accorder aux serveurs MCP uniquement les droits strictement nécessaires à leur fonctionnement, conformément au principe du moindre privilège, afin de limiter les risques liés aux erreurs, attaques ou accès non autorisés.

Contrôler régulièrement les accès et permissions attribués à chaque serveur pour éviter toute autorisation excessive ou inutile.

Vérifier et comprendre précisément les accès accordés lors de la mise en place d’une connexion MCP.

Utiliser exclusivement des serveurs MCP fiables et de confiance.

Human-in-the-loop : toujours exiger une confirmation manuelle avant les actions critiques (suppression, déploiement, envoi)

Sandboxing : isoler les serveurs MCP dans des containers Docker pour limiter la portée d’une compromission

Rotation des secrets : ne jamais hardcoder de clés API dans la config MCP.

, , , , , , , ACS (Access Client Solutions) version 1.1.9.12

20 avril 2026. Cette version apporte desévolutions sur l’éxecution de script SQL !

PTF IBM i

Pour mettre à jour la version disponible sur IBM i :

  • 5770SS1 V7R3M0 SJ09232
  • 5770SS1 V7R4M0 SJ09233
  • 5770SS1 V7R5M0 SJ09234
  • 5770SS1 V7R6M0 SJ09235

Run SQL Script

SELF

Nouvelle option :

Permet le support de l’outil SELF (SQL Error Logging Facility). Cf SQL Error Logging Facility (SELF) – IBM Documentation

Concrètement, cela modifie la liste des erreurs qui sont tracées dans la vue SQL_ERROR_LOG. Cette liste est stockée dans la variable globale SYSIBMADM.SELFCODES, avec quelques valeurs spéciales (*ALL, *ERROR, *WARN, *NONE).

Fichiers physiques source

Amélioration de la fenêtre de dialogue pour la sauvegarde en fichiers sources :

Gestion des fins de ligne

Les caractères LF (x’25’) ne sont plus insérés en fin de ligne dans le cas d’une sauvegarde en fichier source :

Il n’y pas d’impact à l’éxecution (RUNSQLSTM), mais plus de confort !

Gestion de la taille des lignes

Lors de l’enregistrement, au lieu de tronquer les lignes, un message permet d’avertir :

Exemples SQL

13 nouveaux exemples pour les services SQL :

  • SELF – System-wide controls
  • SELF – Job-level controls
  • SELF – Log Queries
  • SELF – Removing historical rows
  • SELF – Initial Stack
  • SELF – Top occurrences
  • SELF – QA use case exampleSecurity – Who is creating objects in the IFS root
  • Security – Who is creating objects in the /QOpenSys subdirectory
  • Security – IFS first-level directories that are open to attack
  • Security – IFS subdirectory object attack vector check
  • Security – IFS home directory ownership
  • Generate spreadsheet and send email example

Références

[IBM i Access – ACS Updates]

, , , , , , , Utilisation de l’API CEE4RAGE (Register Activation Group Exit Procedure)

Sur IBM i, les groups d’activation sont au cœur de l’architecture ILE. Ils permettent de mutualiser efficacement les ressources tout en offrant un cadre d’exécution structuré et performant.

Dans la majorité des cas, le mécanisme de nettoyage automatique fourni par le système suffit largement. Mais dès que l’on travaille avec des service programs persistants, des ressources externes ou des APIs dont le cycle de vie dépasse un simple appel de programme, il devient nécessaire de reprendre la main.

C’est précisément là qu’intervient l’API CEE4RAGE.

CEE4RAGE signifie Register Activation Group Exit Procedure.

Son rôle est très simple mais fondamental : elle permet d’enregistrer une procédure qui sera appelée automatiquement lorsque l’activation group est détruit. Cette procédure est exécutée après les exit procedures des langages de haut niveau, mais avant le nettoyage final effectué par le système. On peut la voir comme un équivalent conceptuel d’un destructeur dans les langages orientés objet.

En effet, certains « nettoyages » ne peuvent pas, ou ne doivent pas, être laissés au seul mécanisme système. Certains composants nécessitent une fermeture explicite : mémoire allouée dynamiquement, connexions réseau persistantes, APIs externes, sockets, workers auxiliaires ou encore structures partagées. CEE4RAGE garantit que votre code de nettoyage sera exécuté quelle que soit la manière dont l’activation group se termine : retour normal, reclaim, exception ou même ENDJOB.

Le besoin dépend clairement du code ILE produit.

Usage

Un cas d’usage très courant concerne les service programs persistants. Lorsqu’un service program est chargé dans un activation group nommé ou avec *ACTGRP(CALLER), il peut rester actif longtemps, parfois pendant toute la durée de vie d’un job interactif. Dans ce contexte, il est essentiel de disposer d’un point fiable pour libérer proprement les ressources lorsque l’activation group disparaît enfin. CEE4RAGE fournit exactement ce point d’ancrage.

Une approche éprouvée consiste à mettre en place un pattern « constructeur / destructeur ». L’idée est simple : initialiser les ressources lors du premier appel effectif au service program, puis enregistrer une exit procedure via CEE4RAGE pour garantir le nettoyage automatique à la fin de l’activation group.

Exemple

Voyons maintenant un exemple concret en RPGLE free format, typique d’un service program.

Le service program est défini sans programme principal, hors DFTACTGRP, et dans un activation group persistant :

**free
ctl-opt nomain
        dftactgrp(*no)
        actgrp('MYACTGRP');

On commence par définir quelques variables globales servant à contrôler l’état d’initialisation et à représenter une ressource persistante :

dcl-s Initialized     ind inz(*off);
dcl-s ResourceHandle  int(10);

Ensuite, on déclare le prototype de l’API CEE4RAGE :

dcl-pr CEE4RAGE extproc('CEE4RAGE');
   procedure pointer(*proc) const;
   feedback  char(12) options(*omit);
end-pr;

Le cœur du pattern repose sur une procédure d’initialisation, appelée systématiquement par les procédures métier exportées, mais dont le contenu réel ne s’exécute qu’une seule fois :

dcl-proc InzSrvPgm;

   if Initialized;
      return;
   endif;

   // Initialisation des ressources (exemple simulé)
   ResourceHandle = 12345;

   // Enregistrement de l'activation group exit procedure
   CEE4RAGE(%paddr(EndSrvPgm): *omit);

   Initialized = *on;

end-proc;

Cette procédure effectue trois choses essentielles :

  1. elle initialise les ressources
  2. enregistre l’exit procedure
  3. mémorise le fait que l’initialisation est désormais réalisée

La procédure de terminaison, elle, sera appelée automatiquement par le système lorsque l’activation group prendra fin. Elle doit impérativement être exportée et respecter la signature attendue par l’ILE :

dcl-proc EndSrvPgm export;

   dcl-pi *n;
      agMark    uns(10) const;
      reason    uns(10) const;
      result    uns(10) ;
      userRC    uns(10) ;
   end-pi;

   if Initialized;
      // Nettoyage explicite des ressources
      // fermeture de fichiers
      // libération mémoire
      // arrêt d’APIs persistantes
      ResourceHandle = 0;
      Initialized = *off;
   endif;

end-proc;

Enfin, toutes les procédures métier exportées commencent par appeler la procédure d’initialisation. Cela garantit que l’environnement est prêt avant toute logique fonctionnelle :

dcl-proc DoSomething export;

   dcl-pi *n;
      value int(10);
   end-pi;

   InzSrvPgm();

   return ;

end-proc;

Paramètres de la procédure d’exit

Une procédure d’exit d’activation group repose sur une interface composée de quatre paramètres standards, transmis automatiquement par le runtime lors de la terminaison de l’activation group :

  • agMark, correspond au marqueur interne de l’activation group. Il s’agit d’un identifiant numérique unique dans le job, principalement utile à des fins diagnostiques ou pour des scénarios avancés impliquant plusieurs activation groups simultanés. Dans la majorité des cas, ce paramètre est simplement ignoré, mais il permet théoriquement de corréler une terminaison précise à un contexte donné.
  • reason, indique la raison de la fin de l’activation group : retour normal, reclaim, fin de job, exception non interceptée, etc. Ce code est particulièrement précieux pour adapter le comportement du cleanup, par exemple en évitant certaines opérations coûteuses lors d’une fin brutale.
  • result et userRC, sont des champs en entrée/sortie permettant respectivement au système et au programme de communiquer un code de résultat et une information spécifique utilisateur. En pratique, ils sont rarement exploités, mais ils offrent un mécanisme de retour standardisé permettant à une exit procedure de signaler son état ou d’influencer légèrement le déroulement du traitement global. L’ensemble de ces paramètres est optionnel côté RPG, ce qui explique l’usage fréquent de options(*nopass) ; toutefois, leur présence formalise le contrat entre le runtime ILE et la procédure d’exit, et rappelle que cette dernière s’exécute dans un contexte très particulier, où la logique doit être minimale, robuste et parfaitement maîtrisée.

Multiples procédures

Dans certains cas plus avancés, il peut être tout à fait légitime d’enregistrer plusieurs procédures d’exit pour un même activation group.

CEE4RAGE ne limite ni le nombre de procédures enregistrées, ni leur nature : chaque appel ajoute une entrée dans la pile des exit procedures, qui seront exécutées dans l’ordre inverse de leur enregistrement lors de la fin de l’activation group.

Cette capacité est particulièrement utile lorsque plusieurs composants indépendants partagent le même activation group : chaque service program peut alors enregistrer sa propre procédure de nettoyage, sans dépendre d’un point centralisé.

Il est cependant essentiel de concevoir ces exit procedures comme autonomes, simples et robustes, car une défaillance dans l’une d’elles empêche l’exécution des suivantes. Dans ce contexte, l’ordre d’enregistrement devient un véritable élément d’architecture : on veillera par exemple à enregistrer en dernier les procédures critiques, ou à utiliser une procédure « chef d’orchestre » qui appelle explicitement plusieurs routines de cleanup internes.

L’utilisation de procédures d’exit multiples est donc un mécanisme puissant, mais qui impose une discipline stricte : absence d’effets de bord, opérations idempotentes, et compréhension claire du cycle de vie global de l’activation group.

Conclusion

Ce pattern est robuste, simple et parfaitement aligné avec les mécanismes de l’ILE.

Il fonctionne aussi bien en batch qu’en interactif, résiste aux fins de job brutales et assure un comportement prévisible dans les architectures persistantes. Il est particulièrement adapté aux environnements modernisés où des composants RPG sont exposés comme briques partagées, parfois appelées par des couches Java, C ou web.

Il convient toutefois de garder quelques points en tête. CEE4RAGE n’est jamais appelée tant que l’activation group reste actif ; si celui-ci est volontairement maintenu pendant toute la durée du job, le nettoyage n’aura lieu qu’à la toute fin. De plus, si une exit procedure échoue, les suivantes ne seront pas exécutées. Il est donc essentiel d’y écrire un code simple, robuste et sans dépendances fragiles.

En conclusion, CEE4RAGE est une API discrète mais fondamentale. Elle ne sert pas à gérer des erreurs ni à intercepter des messages système ; elle sert à maîtriser la fin de vie d’un activation group.

Dès que l’on conçoit des service programs persistants et que l’on vise une architecture propre et professionnelle sur IBM i, CEE4RAGE devrait faire partie des outils de base de tout concepteur ILE.

Nous continuerons dans les prochains articles avec les APIs liées à l’ILE : https://www.ibm.com/docs/en/i/7.6.0?topic=ssw_ibm_i_76/apis/ile2a1TOC.html

Références :

Register Activation Group Exit Procedure (CEE4RAGE) API

Suite de notre premier article sur IWS 3.0, cf https://www.gaia.fr/open-api-avec-iws-3-0/

IWS (Integrated Web Services) 3.0

En novembre 2025, IBM a introduit la version 3.0 de IWS. La version précédente était 2.6, elle-même remplaçant la 1.5.

Les principales nouveautés :

  • Stack technique basée sur Jakarta EE au lieu de Java EE
  • Integration de openapi

openapi

Par défaut, l’interface openapi est disponible à cette URL : http[s]://{system}:{port}/openapi/ui/

Où :

  • system : votre partition
  • port : correspondant à l’instance IWS pour laquelle vous souhiatez afficher les services

openapi est un standard de facto dans la conception des APIs REST : OpenAPI Initiative – The OpenAPI Initiative provides an open source, technical community, within which industry participants may easily contribute to building a vendor-neutral, portable and an open specification for providing technical metadata for REST APIs – the “OpenAPI Specification” (OAS).

C’est en réalité l’évolution du Swagger qui permet de décrire les web services et leurs interfaces. L’interface produit désormais une page, personnalisable, epxosant la description des services, et permettant leur test !

Modifications de l’interface

Lors de la création d’une instance IWS :

Les propriétés openapi ne sont pas affichables ou modifiables par l’interface, mais pas fichier de configuration et commande shell.

Remarque : seuls les services démarrés apparraissent dans l’interface openapi.

Tester un service REST

Puis indiquez vos valeurs de paramètres :

Des options sont disponibles pour les situations plus avancées (authentification basique etc …)

Modifications des commandes shell

Depuis la documentation IBM, création d’un fichier :

#server.iws.gen.httpport=52000  
#server.iws.gen.httpsport=52499  
#server.iws.gen.adminport=52005  
#server.iws.gen.contextroot=/api   
#server.iws.gen.defaultkeystore=*NONE  
#server.iws.gen.defaultkeystorepassword= 
#server.iws.gen.verifyhostname=false   
#server.iws.gen.trace=none   

# Following are OpenAPI properties - IWS 3.0 only properties
server.iws.openapi.enable=true
server.iws.openapi.docpath=/openapi
server.iws.openapi.contactemail=nathanael.bonnet@gaia.fr
server.iws.openapi.contactname=Nathanael
server.iws.openapi.contacturl=http://www.gaia.fr/contact
server.iws.openapi.description=Description : test NB pour IWS 3.0
server.iws.openapi.licensename=License Gaia 2.0 
server.iws.openapi.licenseurl=https://www.gaia.fr/license
server.iws.openapi.summary=Summary : test NB pour openAPI
server.iws.openapi.termsofservice=https://www.gaia.fr/terms
server.iws.openapi.title=Titres : APIs for IWS 3.0
server.iws.openapi.version=9.8.7
server.iws.openapi.excludelist=ConvertTemp_rest

Vous pouvez ensuite demander la mise à jour des propriétés de l’instance :

qsh
cd /qibm/proddata/os/webservices/bin
setWebServicesServerProperties.sh -server 'vsc_sndbox' -propertiesFile '/www/vsc_sndbox/conf/server.properties'

Affiche :

IWS00106I - Command completed successfully.  Restart of web service or server may be required for changes to take affect.

Après redémarrage de votre instance, accès à http[s]//…./openapi/ui :

Remarque : il est aujourd’hui impossible de générer un fichier de configuration pour un serveur existant.

Les différentes propriétés :

server.xml

La commande sss.sh met à jour les propriétés openapi dans le fichier \www\instance\wlp\usr\servers\instance\server.xml

Migration des instances en version 2.6

Vous pouvez migrer une instance par la commande /qibm/proddata/os/webservices/bin/

stopWebServicesServer.sh -server 'demo26'

updateWebServicesServer.sh -server 'demo26' -version '*CURRENT'

startWebServicesServer.sh -server 'demo26'

Si IWS 3.0 est disponible sur votre système (version et group PTF à partir de 7.4), l’instance est migrée, ainsi que les différents services.

Le serveur doit être préalablement arrêté.

Exemple de sortie de la commande updateWebServicesServer.sh :

Vous pouvez également demander la migration de services, principalement dans le cas où le serveur a été migré avec des services en erreur :

updateWebServices.sh -server 'demo26' -serviceList 'ConvertTemp_Soap' -printErrorDetails

Références

Introducing IWS 3.0

Enhancements to setWebServicesServerProperties.sh Qshell command

Enumération typée

Depuis décembre 2025, le compilateur RPG permet la déclaration d’une énumération typée, ainsi que de variables de même type que l’énumération.

Prérequis

Avoir les PTFs :

7.5:

  • ILE RPG compiler: 5770WDS SJ08375

7.6:

  • ILE RPG compiler: 5770WDS SJ08384
  • ILE RPG compiler, TGTRLS(V7R5M0): 5770WDS SJ08394

Syntaxe

Par exemple :

Il faut indiquer le type précis de l’énumération, ici CHAR(3). Les valeurs des constantes énumérées doivent correspondre au type.

DFT indique une valeur par défaut : 1 et 1 seule, facultatif.

Il est impossible de définir une énumération comme une autre énumération :

Par contre, vous pouvez définir des variables comme une énumération typée :

Quelques règles

  • une valeur par défaut supportée par énumération
  • initialisation des variables ou zone de DS par une valeur de l’énumération :
    • dcl-s myCall1 like(CALL_TYPE) inz(CALL_TYPE.DISPLAY) : OK
    • dcl-s myCall2 like(CALL_TYPE) inz('DSP') : Erreur, même si la valeur existe dans l’énumération
  • si inz est indiqué sans valeur, la valeur par défaut de l’énumération est utilisée
  • de même pour l’affectation d’une nouvelle valeur, doit se faire via l’énumération, quelque soit le type de valeur :
    • myCall1 = CALL_TYPE.UPDATE : OK
    • myCall1 = 'UPD' oumyCall1 = ('U' + 'PD') : Erreur
  • Les fonctions %hival et %loval fonctionnent
  • Contrairement à*hival et*loval

En tant que tableau ou liste

Il est possible d’utiliser une énumération partout où un tableau est utilisable, sauf avec :

  • SORTA
  • %elem
  • %lookup
  • %subarr

Par exemple en tant que liste :

Domaine de validité

Seules les valeur de l’énumération sont utilisables, toute autre valeur provoque une erreur de compilation.

Toutefois, il est possible de contourner ce fonctionnement.

Pour les variables de type numérique, les calculs sont autorisés :

En passant avec un pointeur :

En paramètre de procédure

Cela permet d’indiquer explicitement les valeurs autorisés pour les paramètres définis comme une énumération :

  • la valeur de retour est définie parlike(ERROR) et ne pourra avoir que les valeurs définies
  • le paramètre p_callType est défini parlike(CALL_TYPE) pour lequel les valeurs sont également définies

C’est beaucoup plus pertinent qu’un commentaire, le compilateur effetuant le contrôle.

Précompilateur SQL

Les valeurs énumérées sont reconnues en tant que constantes, et les variables définies depuis une énumération sont utilisables :

Par contre, l’affectation d’une valeur non énumérée est possible :

L’utilisation en tant que liste de valeurs dans un IN SQL n’est pas supportée :

option de compilation CCSID(*EXACT)

Si votre énumération est définie en CHAR ou VARCHAR et contient des valeurs non définies par des constantes hexadécimales, c’est à dire la plupart des cas, vous devez indiquer ctl-opt ccsid(*exact).

C’est une obligation afin que le compilateur ne fasse pas de supposition incorrecte sur le CCSID des littéraux pour comparaison avec les variables de vos programmes. Aucune conversion implicite n’est effectuée et cela évote les incohérences que l’on peut avoir, particulièrement avec des fichiers source dans l’IFS, généralement encodés en UTF-8.

Références

https://www.ibm.com/docs/en/i/7.6.0?topic=enumerations-typed

https://www.ibm.com/support/pages/rpg-cafe

https://ibm.biz/rpgcafe_fall_2025_fld_like_enum

https://www.ibm.com/docs/en/i/7.6.0?topic=keyword-ccsidexact

En novembre 2025, IBM a fait évoluer IWS de la version 2.6 à la version 3.0

Outre le passage à Jakarta EE au lieu de Java EE, la principale nouveauté concerne l’intégration de d’open api.

Création d’une instance

La version de l’instance est affichée :

Open api

Une fois l’instance créée, vous avez désormais accès à l’interface open api :

http[s]://instance:port/openapi/ui

L’interface présente l’ensemble des services déployés dans le serveur, avec les routes (opérations).

Vous avez également la possibilité de tester les services en direct :

L’outil affiche les syntaxes curl correspondantes !

Evidemment, seuls les services REST sont affichés dans l’interface openapi.

Vous pouvez personnaliser certains attributs openapi via la commande setWebServicesServerProperties et un fichier de configuration à fournir.

Migration des instances

Toutjours par script shell (dans /QIBM/ProdData/OS/WebServices/bin), vous pouvez migrer vos instances IWS 2.6 en 3.0 :

updateWebServicesServer.sh -server instance -version *CURRENT

Lors de l’opération :

  • Les serveur est migré en 3.0
  • Les services sont convertis

en cas d’erreur, vous pouvez lancer la conversion de services par updateWebServices.sh.

Dans nos différents tests, nous n’avons pas observé de modification de comportement des services migrés.

Par contre, nous observons, pour l’instant, des erreurs de conversion pour les services SOAP.

Voir la documentation : https://www.ibm.com/support/pages/node/7248102